Robert Bell alias Kool et son frère Ronald (qui se fera ensuite appeler par son nom arabe Amir Bayyan) créent en 1964 avec deux amis du coins les Jazziacs (ils ont alors tous entre 14 et 16 ans), un quartet de jazz traditionnel qui tourne dans des clubs du New Jersey pendant plusieurs années. Le père de Robert et Ronald, un boxeur professionnel fou de jazz et ami de Thelonious Monk, les y encourage.
Le quartet sagrandit et les concerts comptent désormais Robert à la basse, Ronald au saxo et clavier, Clifford Adams au trombone, Charles Smith et Woody Sparrow aux guitares, Robert "Spike" Michens à la trompette, Dennis Thomas au saxo alto, Ricky West aux claviers et Funky George Brown à la batterie.
Les temps changent doucement, et le groupe de jazz doit sadapter et se mettre au son plus funk de Sly and the Family Stone et James Brown. Les Jazziacs troquent leur nom pour Soul Town Band et jouent à Greenwich Village (non, pas celui du méridien : à New York), puis passent de Kool & the Flames à Kool and the Gang.
En 1970, ils créent leur propre label, De-Lite, et produisent leur premier titre intitulé 'Kool & the Gang', issu de l'album du même nom Kool & the Gang sorti en 1969, qui se place dans le Top 20 Soul. Pendant les quatre années qui vont suivre, ils vont enchainer quelques succès instrumentaux comme 'Let the music take your mind' issu du premier recueil et 'Funky man' issu de l'album live Live at the Sex Machine en 1971. A cette époque, leurs travail est destiné avant tout pour la scène comme le montre l'oeuvre Live at P.J.'s de 1971. Ils rencontrent un premier succès, modeste mais prometteur. « Live at the Sex Machine » et « Live at PJs » paraissent en 1971, avec notamment une reprise saluée de « Walk on by » de Dionne Warwick. Les fans se font de plus en plus nombreux.
En 1972 les albums Music Is The Message et Good Times en 1973 sont dans le même esprit très Jazz-Funk. Le dernier album dans ce style est Kool Jazz paru en 1973. L'album Wild And Peaceful de cette même année 1973 marque un tournant dans le style du groupe avec une partie vocale plus rythmique et moins mélodique. Le titre 'Funky stuff' rentre dans le Top 10 Soul. Les deux titres 'Jungle boogie' et 'Hollywood swinging' se placent simultanément dans le classement Soul et Pop. Ces deux titres sont inspirés de Soul Makossa de Manu Dibango.
Les albums suivants sont dans le même registre Light Of Worlds en 1974 avec le succès des titres 'Higher plane' et 'Rhyme tyme people'. La consécration vient en 1974 avec « Wild and Peaceful », un album brut et qui remue, avec des titres comme « Funky Stuff », « Hollywo